La CFTC prend acte de la décision du gouvernement de recourir au 49.3 afin d’adopter sans vote son projet de réforme des retraites.

Si elle regrette ce procédé qui prive nos concitoyens d’un débat digne de l’enjeu, force est de constater que les conditions de ce débat devenaient de plus en plus difficiles.

La CFTC poursuivra pour sa part son travail d’analyse et de proposition. Les occasions d’enrichir le texte dans le sens d’une plus grande équité ne manqueront pas. Ces occasions passent par le Sénat à qui il revient maintenant d’étudier la dernière version du texte. Elles passent également par la conférence sur le financement à laquelle la CFTC participe et contribue activement.

La CFTC prend bonne note des évolutions apportées au texte par le gouvernement. Certains des amendements reprennent ses propositions. Par exemple, l’ouverture de la retraite progressive abaissée de 62 à 60 ans ; l’amélioration de la prise en compte de la pénibilité pour les salariés exposés à plusieurs risques (polyexposition) ; l’attribution d’office à la mère de 2,5% de majoration de pension accordés pour chaque enfant, les 2,5% restants étant également attribués à la mère à défaut d’entente entre les parents.

Pour autant, beaucoup reste à faire pour rendre le texte acceptable, notamment en matière de reconnaissance de la pénibilité et de prise en compte des carrières longues. La CFTC ne saura au final accepter un texte qui conduirait à pénaliser les carrières les plus précaires, les agents des 3 fonctions publiques dont les pensions pourraient être fragilisées et contraindre, plus globalement, certains travailleurs à devoir travailler plus longtemps que d’autres pour atteindre un niveau digne de pension.

Passages médias

Pascale Coton, vice-présidente de la CFTC, réagit à l’annonce du Premier Ministre sur Europe 1, le 29 février 2020


Cyril Chabanier, président confédéral, dont le tweet est repris dans Lemonde.fr, « Extraordinaire nervosité » : les syndicats unanimes contre le choix du 49.3 pour la réforme des retraites »