La CFTC : 100 ans au service du monde du travail ==> novembre 1919-2019

La CFTC est un syndicat apolitique et non confessionnel, ouvert à tous, capable d’intervenir durement, quand il le faut, pour de justes salaires et d’équitables conditions de travail.
Le CFTC pratique un syndicalisme constructif ; elle ne se satisfait ni dans la cogestion, ni dans la lutte des classes. « Toujours proposer, mais savoir s’opposer » : pas besoin d’être dans une logique de guerre permanente ni de surenchère systématique pour défendre efficacement des collègues de travail. Des milliers de délégués CFTC vous le prouvent tous les jours dans leur environnement professionnel, public ou privé.
La CFTC ne s’interdit pas d’appeler à la grève, mais toujours en dernier recours, lorsque les négociations ne peuvent pas aboutir ou sont rendues impossibles.
La CFTC est fondée sur des valeurs qui ne sont ni religieuses, ni idéologiques, mais philosophiques : notamment le respect des êtres humains et le bien commun (différent de l’intérêt général qui ne tient pas compte par exemple, des personnes en situation de handicap).

La priorité de la CFTC : les plus faibles et les plus démunis

Depuis 100 ans, la CFTC défend les intérêts de tous les salariés. Elle les assiste juridiquement et psychologiquement dans leur quotidien (conditions de travail, négociations salariales…), à travers ses syndicats présents sur tout le territoire et dans toutes les branches professionnelles.

L’efficacité de la CFTC est manifeste au regard des progrès sociaux effectivement réalisés suite à ses propositions :

participation des salariés aux résultats des entreprises
accord sur l’emploi
création des commissions paritaires nationales de l’emploi
indemnisation du chômage partiel
formation professionnelle continue
amélioration des retraites et pensions

La CFTC en quelques dates et événements marquants

Fabrique de tuiles à Montchanin,Gravure in « Les Grandes Usines » de Turgan, 1874. © J.-L. Charmet

A partir de 1830-1840, les conséquences sociales de la révolution industrielle commencent à se faire sentir. Les conditions de vie insalubres des ouvriers et le travail des enfants inquiètent car la situation des travailleurs au XIXème siècle est catastrophique. Des prêtres et des laïcs chrétiens : Lacordaire, Montalembert ou Albert de Mun, font voter des lois améliorant la condition des travailleurs.

Jusqu’en 1864 cependant, toute action commune en vue d’améliorer le sort des travailleurs est interdite en vertu de la loi Le Chapelier (datant de 1791, sous la Révolution), puis du code Napoléon. Il faut attendre 1884 avec la Loi Waldeck- Rousseau, pour que les syndicats soient enfin autorisés.

Dès 1885, dans la région de Roubaix-Tourcoing, une équipe d’ouvriers chrétiens, autour de DECOOPMAN, tente de constituer un syndicat. A Saint-Etienne s’organise un syndicat des passementiers et à Lyon se crée la « corporation de la soierie lyonnaise ».

En 1887, Création des premiers syndicats chrétiens à Paris et à Lyon. Le syndicalisme chrétien naît à l’initiative d’employés parisiens, groupés autour d’un frère des écoles chrétiennes, le Frère Hiéron. Face aux syndicats dominés par l’idéologie anarchiste de la lutte des classes, les militants chrétiens cherchent à faire passer leurs idées en toute indépendance.

1895 : Fusion de syndicats anarchistes et Création de la CGT.

Plaque et Portrait de Mademoiselle Rochebillard

En 1899, Mlle Marie-Louise ROCHEBILLARD (1860 – 1936) crée les premiers syndicats féminins chrétiens à Lyon.

Ils resteront pendant plus d’un demi-siècle, les rares syndicats gérés par des femmes.

Rappelons que les femmes n’ont bénéficié du droit de vote qu’à partir d’Avril 1945.

Ces syndicats (syndicat des dames employées du commerce, syndicat des ouvrières de l’aiguille lyonnaise) étaient installés au 13 rue Sainte-Catherine à Lyon.

Une plaque a été déposée par la CFTC, le 5 mars 2008, à cette adresse, pour rendre hommage à cette pionnière du syndicalisme.

En 1919, les 321 syndicats chrétiens existants ressentent la nécessité d’une coordination. Ils décident de créer la CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, avec notamment le renfort des syndicats féminins et des indépendants d’Alsace-Lorraine. Jules Zirnheld en est le premier président, poste qu’il occupera jusqu’en 1940.


1932 : Instauration des allocations familiales, sous leur première forme. La CFTC compte plus d’ 1.000.000 d’adhérents, soit presque autant que la CGT.
Dans l’entre-deux-guerres, deux tendances s’affirment dans le syndicalisme : le syndicat instrument de la révolution politique, ou bien le syndicat fer de lance pour transformer la société.
La première (CGT) se définit parfois comme révolutionnaire, la seconde (CFTC) est réformiste. La CFTC s’est toujours opposée à une vision simpliste et révolutionnaire de la lutte des classes, avec l’affrontement ou la grève générale comme moyen d’action privilégié.
Les deux confédérations s’opposent violemment en 1936. Dans une ambiance surchauffée, la CFTC défend l’indépendance syndicale et la liberté du travail.

En 1936, c’est l’épreuve de force avec la CGT. Celle-ci tente d’éliminer la CFTC, avec le soutien d’une partie de la classe politique, en lui interdisant de siéger dans les négociations et les organismes officiels. Les militants CFTC tiennent bon et l’emportent ; dans la foulée, la centrale chrétienne triplera ses effectifs.

Mais la plus belle victoire, ce sont les lois sur les conventions collectives, la conciliation, l’arbitrage et les délégués du personnel qui reprennent le plan de la CFTC. Ce qui a permis à ZIRNHELD de clamer sa fierté de voir « Une organisation socialiste et communiste, un gouvernement de front populaire ne point trouver mieux à faire que de renoncer à leur plan et à leur programme pour réaliser le programme et le plan du syndicalisme chrétien ».

Une affiche CFTC de l’époque.

1936 : Publication le 15 mai 1936 du “Plan CFTC” qui propose un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du temps de travail, des logements sociaux, les conventions collectives, etc.

1936 : Semaine de 40 heures, 2 semaines de congés payés, conventions collectives.

1940 : Deuxième Guerre Mondiale : la CFTC est interdite par le gouvernement de Vichy et ses dirigeants entrent en résistance, dans la clandestinité. La Loi du 16 août 1940 prononça la dissolution de la CFTC.
La loi du 4 octobre 1941 dite « Charte du travail » interdit la grève et pose le principe du syndicat unique et obligatoire. La liberté syndicale est en danger ! La résistance s’organise, surtout dans le sud de la France, à Chambéry, Toulouse et Lyon.
Dès la première réunion du Conseil National de la Résistance le 27 mai 1943, Gaston TESSIER y fait participer la CFTC, notamment à la rédaction de son programme qui prépare la généralisation des assurances sociales, des retraites complémentaires, … (Jean Moulin, ainsi que Louis Saillant de la CGT y participent également).

Une autre affiche CFTC de l’époque.

En février 1945, le Ministère du Travail reconnaît le caractère représentatif de la CFTC.
La liberté syndicale revêt ensuite une valeur constitutionnelle avec son inscription au préambule de la Constitution de 1946. Un nouveau syndicalisme chrétien est né. Il s’ouvre à tous les travailleurs sans distinction d’origine et de croyance.

1946 : Après la Deuxième Guerre Mondiale, la CGT essaie de faire interdire la CFTC afin d’obtenir le monopole syndical en France. La justice refuse et confirme le rôle essentiel de la CFTC.

1946 : Création de la Sécurité Sociale.
En 1947, le taux de syndicalisation en France atteint 60 %. La CFTC est une force syndicale majeure
1950 : Création du SMIG.
1958 : Création de l’assurance chômage (Unedic) gérée paritairement par les syndicats.

Une autre affiche CFTC de l’époque.

1964 : Scission de la CFTC => création de la CFDT.
La CFTC perd plus de la moitié de ses adhérents et la quasi-totalité de son patrimoine.
300 délégués quittent alors la salle du congrès et décident de maintenir la CFTC.

Un bureau provisoire est élu dont le président est Joseph Sauty, le très charismatique leader des mineurs CFTC.
Le redémarrage est extraordinairement difficile.

La CFDT essaie de faire interdire la CFTC et veut même l’empêcher d’utiliser le sigle “CFTC” … mais la justice le refuse.
La CFTC reste fidèle à sa doctrine laïque, apolitique et d’ouverture au dialogue social.

Le redressement de la CFTC va se faire avec difficulté, mais au bout de quelques mois, la CFTC est à nouveau opérationnelle

Le Logo actuel de la CFTC.

1967 : Création de l’A.N.P.E.
1968 : Augmentation de 25% du Smig (qui devient le SMIC en 1970), et création de la section syndicale d’entreprise.
2009 : la CFTC a été un partenaire combatif et a imposé des clauses dans l’Accord SST.

2010 : la CFTC est active dans toutes les manifestations Intersyndicales contre la réforme des Retraites.

2011 : La CFTC a signé l’Accord Santé-Sécurité au travail dans la Fonction Publique, auquel elle a contribué.

Un slogan CFTC : avant tout défendons l’Humain.

2013 : la CFTC signe l’Accord National Interprofessionnel sur la Qualité de Vie au Travail et l’égalité professionnelle (avec la CFE-CGC et la CFDT).
2015 : Le gouvernement abandonne les accords majoritaires, pour que la CGT ne torpille pas les Accords de Bercy et le PPCR.

2016 : la CFTC propose un statut du travailleur (incluant les fonctionnaires, les salariés du privé et les indépendants).

Des militants de la CFTC manifestent.

la CFTC vous informe affichage obligatoire …

Tout au long de l’année, la CFTC répond à vos questions, vous informe sur l’évolution du droit du travail et des dispositions applicables au sein de Crédit Mutuel Alliance Fédérale et, le cas échéant, vous accompagne dans les procédures liées à l’exécution de votre contrat de travail.

Horaires de travail, égalité professionnelle, règlement intérieur, etc., vous nous posez régulièrement des questions à ces sujets.
Nous constatons à cette occasion que vous êtes peu nombreux à savoir que pour favoriser l’information des salariés/ées sur leur lieu de travail, l’Employeur doit respecter une obligation d’affichage sur ces thèmes …

Quelles sont les informations concernées, comment et où doivent-elles être affichées … ?

La CFTC partage avec vous quelques explications à ce sujet.

Affichage Obligatoire : quelles informations doivent être affichées ?

A noter : certaines informations peuvent être simplement communiquées aux salariés « par tout moyen » (intranet, Pixis, e-mails, etc… ).

Elles doivent alors leur indiquer clairement où et de quelle manière ils peuvent accéder aux documents de référence.

  • Horaires et Durée du Travail

Les salariés doivent être informés, par voie d’affichage, des Horaires de Travail (heures auxquelles commence et finit le travail), ainsi que des heures et durée des repos.
Ces horaires, datés et signés, doivent être affichés dans chacun des lieux de travail auxquels ils s’appliquent.
En cas de travail par relais, roulement ou équipes (dès 2 personnes concernées), outre les horaires qui s’appliquent, la composition nominative de chaque équipe doit également être affichée.

  • Conventions ou Accords Collectif de Travail

Les salariés doivent être informés des Conventions et Accords applicables dans l’établissement.
Cet avis doit indiquer où les textes sont tenus à la disposition des salariés ainsi que les modalités permettant à tout salarié de les consulter pendant son temps de présence sur le lieu de travail.

  • Règlement Intérieur

Les salariés doivent être informés de l’endroit où le Règlement Intérieur est tenu à leur disposition.

  • Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes
    • Egalité de rémunération

Les textes des Articles du Code du Travail et des décrets d’application doivent être affichés

    • Lutte contre les discriminations

Les textes des Articles du Code du Travail et des décrets d’application doivent être affichés

    • Harcèlement Moral et Sexuel

Les textes des Articles du Code du Travail et des décrets d’application doivent être affichés

 

  • Congés Payés

L’ordre de départ en congés « tenant compte de la situation de famille des bénéficiaires et de la durée de leurs services dans l’établissement » doit être affiché.

A noter, pour les établissements utilisant LSRH, le planning mensuel qui y est consultable remplace cette obligation d’affichage.

  • Hygiène et Sécurité

La liste nominative et l’emplacement de travail habituel des membres de la Commission de la Santé, de la Sécurité et des Conditions de Travail doit être affichée.

  • Document Unique d’Evaluation des Risques pour la santé et la sécurité

Les salariés doivent être informés de l’endroit où le DUER  est tenu à leur disposition.

  • Inspecteur du Travail

L’adresse, le N° de téléphone ainsi que le nom de l’Inspecteur du Travail compétent doivent être affichés.

  • Services de Santé au Travail et Service de Secours d’Urgence

L’adresse, le N° de téléphone du Médecin du Travail et des Services de Secours d’Urgence doivent être affichés.

  • Consignes d’Incendie
    Les salariés doivent avoir connaissance de la liste et de la localisation du matériel d’extinction et de secours.
    Le document désigne également le personnel chargé de mettre le matériel en action et les personnes chargées de diriger l’évacuation.

Bien que seuls les établissements où notamment peuvent se trouver occupées/réunies plus de cinquante personnes soient soumis à cette obligation d’affichage, il est vivement conseillé aux chefs d’établissement de prendre un maximum de précautions en termes de consignes d’incendie et de sécurité.

 

Si vous deviez constater que tout ou partie de cet affichage obligatoire est absent sur votre lieu de travail, parlez-en prioritairement à votre hiérarchie, il s’agit peut-être d’un simple oubli …  Un document Pixis, très complet sur le sujet et accessible avec les mots clé « affichage obligatoire », pourra s’avérer utile pour aider vos responsables.

Si toutefois il ne devait pas être remédié rapidement à ces manquements, signalez-le impérativement à vos Représentants du Personnel.

 

la CFTC vous informe Congé de paternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né …

Tout au long de l’année, la CFTC répond à vos questions, vous informe sur l’évolution du droit du travail et des dispositions applicables au sein de Crédit Mutuel Alliance Fédérale et, le cas échéant, vous accompagne dans les procédures liées à l’exécution de votre contrat de travail.

Depuis le 1er juillet 2019, vous êtes susceptibles de bénéficier d’un congé de paternité spécifique si votre nouveau-né devait être hospitalisé.

Qui peut y prétendre, sous quelles conditions et quel formalisme faut-il respecter ?

La CFTC partage avec vous quelques explications à ce sujet.

Une circulaire sur la mise en œuvre du congé de paternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né

La CNAM apporte des précisions sur les modalités du nouveau congé en vigueur depuis le 1er juillet 2019.

La loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019 a mis en place un nouveau congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 30 jours maximum en cas d’hospitalisation du nouveau-né. Une circulaire de la CNAM du 31 juillet fournit quelques éclairages sur son application.

Remarque : sont concernées par le nouveau congé les naissances intervenues depuis le 1er juillet 2019. 

Est-il possible de fractionner le congé ?

Ce congé est d’une durée maximale de 30 jours consécutifs (C. trav., art. D. 1225-8-1). Il est possible de bénéficier de moins de 30 jours mais pas de fractionner la durée maximale de prise du congé, indique la circulaire.

Quand peut-on prendre le congé ?

Le droit à congé est ouvert en cas d’hospitalisation immédiate après la naissance dans une unité de soins définie par arrêté (C. trav., art. L. 1225-35). L’hospitalisation «dès  la  naissance» est caractérisée par l’absence de sortie de l’enfant vers son domicile avant son hospitalisation dans l’une de ces structures, selon la CNAM.

 

Remarque : les unités de soins visées sont les unités de néonatalogie, les unités de réanimation néonatale, les unités de pédiatrie de nouveau-nés et de nourrissons et les unités indifférenciées de réanimation pédiatrique et néonatale d’un établissement ou service de santé public ou privé (Arr. 24 juin 2019, NOR : SSAS1912500A : JO, 25 juin).

 

Le congé doit être pris dans les 4 mois qui suivent la naissance. Ainsi, lorsqu’un nouveau-né est hospitalisé dès sa naissance, l’assuré peut prendre ce congé un, deux ou trois mois après le début de l’hospitalisation et pour la période d’hospitalisation restant à courir, dans la limite de 30 jours.

A quel moment l’employeur doit-il être informé ?

Le congé est de droit. La demande auprès de l’employeur n’a pas à être anticipée mais le salarié doit l’informer sans délai de la prise effective du congé (C. trav., art. D. 1225-8-1).

Quelles sont les pièces justificatives à fournir ?

Pendant son congé, le salarié perçoit les indemnités journalières de la sécurité sociale (sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droit prévues pour le bénéfice des prestations en espèce de l’assurance maternité, requises par chacun des régimes [travailleurs salariés, travailleurs indépendants, PAMC]).
Le salarié bénéficiaire du congé doit donc fournir à son organisme de sécurité sociale de rattachement (CSS, art. D. 331-4):

  • une attestation de cessation d’activité professionnelle pendant une période de 30 jours maximum,
  • un bulletin d’hospitalisation de l’enfant auprès de l’une des unités de soins spécialisées visée par l’arrêté du 24 juin 2019 (mentionné plus haut).

Selon la note d’information interministérielle du 27 juin 2019 jointe à la circulaire, le bulletin d’hospitalisation de l’enfant doit préciser :

  • le prénom et nom de l’enfant;
  • la date de naissance de l’enfant;
  • la date de début et le cas échéant la date prévisionnelle de fin d’hospitalisation de l’enfant;
  • l’unité de soins dans laquelle l’enfant est hospitalisé.

Le bulletin doit être renouvelé tous les 15 jours pour permettre le versement des indemnités journalières, sans attendre la période de fin du bénéfice du congé. Dans tous les cas, un bulletin doit également être produit à la fin de l’hospitalisation de l’enfant afin de préciser la date de fin de droit au congé.

Quelle articulation avec le congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 11 jours ?

La circulaire précise que ce congé peut être pris en plus du congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 11 jours, dont les conditions de droit et de mise en œuvre ne sont pas modifiées, et être positionné avant ou après, dans la période de 4 mois suivant la naissance de l’enfant.

Circulaire CNAM n° 25/2019 du 31 juillet 2019

 Note interministérielle 27 juin 2019, NOR : SSAS1915410C

Crédit mutuel « Alliance Fédéral »

Crédit mutuel « Alliance Fédéral » regroupe actuellement 11 fédérations et devrait s’élargir à compter du 1er janvier 2020 par l’arrivée des fédérations:

  • D’Antille-Guyane
  • Du Massif Central

RAPPORT « DELEVOYE » : DES MESURES CONTRASTÉES

Le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a annoncé ce jour ses préconisations pour un futur “système universel” des retraites. Des préconisations censées servir au projet de loi attendu en Conseil des ministres à l’automne.

Ces annonces sont l’aboutissement d’un long travail d’écoute et de réflexion qui s’est étalé sur plus d’un an et demi. La CFTC tient à souligner la qualité de la méthode de travail initiée par Monsieur le Haut-Commissaire, méthode qui a permis d’étudier de manière apaisée un grand nombre de sujets.

Si le système actuel garantit peu ou prou, un bon niveau de pension, la CFTC partage le constat d’une architecture complexe qui présente des éléments d’iniquité de moins en moins en adéquation avec le monde de demain. Elle ne s’oppose donc pas au principe d’une réforme systémique.

Certaines des options présentées ce matin contribuent à conforter le caractère redistributif et solidaire qui prévaut aujourd’hui. La CFTC s’en réjouit ! parmi celles-ci, les droits familiaux qui sortent renforcés du rapport. La CFTC retient la majoration de 5% attribuée dès le premier enfant ; Des points attribués pendant 3 ans pour les périodes d’éducation des enfants ; des pensions de réversion harmonisées et sans condition de ressource… Toujours en matière de droits familiaux, la CFTC revendiquait de nouvelles solidarités pour de nouveaux risques à destination de nouveaux publics, comme celui des aidants familiaux. Le rapport prévoit l’attribution de points aux aidants au titre de cette période d’accompagnement. Pour la CFTC, c’est un début de reconnaissance des activités à forte valeur sociale !

Autre option positive : Les fonctions régaliennes (pompiers, militaires, forces de l’ordre) continueront elles de conserver leurs spécificités et leurs possibilités de départ anticipé. Compte tenu des risques auxquels sont confrontées ces professions, c’était une demande de la CFTC !

La CFTC rejette en revanche la piste d’une décote appliquée en cas de départ avant 64 ans. Cela revient à augmenter l’âge de départ à la retraite, sans le dire. En plus de méconnaître la réalité de l’emploi des séniors, une telle mesure est d’autant plus injuste qu’elle pénalise les assurés qui auraient pu partir avec un taux plein, sans décote, à 62 ans dans le système actuel. Cette mesure fait aussi perdre le bénéfice de la surcote pour ces mêmes assurés qui auraient fait le choix de travailler au-delà de 62 ans.

Dans le cadre de la concertation qui va s’ouvrir, la CFTC demandera au gouvernement de ne pas suivre cette préconisation. Elle formulera des alternatives à même d’inciter le prolongement d’activité sans pour autant pénaliser ceux qui continueront à rentrer tôt sur le marché du travail.

Dans ce même cadre, elle appuiera d’autres propositions issues du rapport notamment celles visant à renforcer les droits pendant les périodes de transition entre études et l’emploi (stages, service civique…)

Qualité de vie au travail

Les Grands sujets de négociations portent actuellement sur la « Qualité de vie au travail » nous reviendrons ultérieurement sur cette thématique pour vous donner la position de la CFTC.

Elections mai/juin 2019 :

75 élus CFTC qui œuvrent pour cette nouvelle mandature au sein de nombreux Comités Sociaux et Economiques (CSE)
Les CSE remplacent les comités d’entreprises, les Délégués du personnel et les CHSCT.
Désormais, les élus de CSE remplissent simultanément ces trois anciennes missions !

Un grand merci pour nous avoir renouvelé votre confiance !

CFTC : ATTESTATION FISCALE déclaration de revenus 2018

Chères et chers Adhérents/es,

Lors de votre déclaration de revenus, les justificatifs ne sont plus à joindre mais à fournir en cas de demande expresse de l’Administration fiscale.
De ce fait et dans un souci de responsabilité environnementale, votre Syndicat CFTC se propose de ne plus systématiser l’envoi des attestations fiscales papier pour les adhérents qui ont payé une cotisation annuelle complète en 2018.

Afin de vous permettre de compléter votre déclaration de revenus, et de bénéficier le cas échéant d’un crédit d’Impôts de 66% du montant de votre cotisation syndicale, nous vous rappelons ci-dessous le montant qu’il conviendra d’y faire figurer, au titre des revenus 2018.
Ce dernier est fonction de votre statut qui figure sur votre fiche de paye dans la rubrique « Classification ».

  • Employés : 88 €(soit 22€ par trimestre)
  • Techniciens : 104 €(soit 26€ par trimestre)
  • Cadres : 140 €(soit 35€ par trimestre)

Une attestation personnalisée sera adressée aux nouveaux adhérents ainsi qu’à tous ceux n’ayant pas cotisé une année complète.

Si l’administration fiscale devait vous la réclamer, merci d’adresser un mail à la permanence pour en solliciter l’édition et nous préciser si vous souhaitez un envoi :

  • par courriel en précisant l’adresse mail à utiliser
  • par courrier en indiquant l’adresse postale

En cas de changement dans votre situation personnelle ou classification professionnelle, nous vous prions de bien vouloir en informer notre permanence syndicale pour une mise à jour de votre cotisation.

Les nouveaux tarifs des cotisations pour 2019, sont disponibles ici

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Nous vous remercions pour votre fidélité et vous adressons cher(e) adhérent(e), nos meilleures salutations.
L’équipe du Syndicat CFTC du Personnel de Crédit Mutuel

CFTC: INTERESSEMENT/PARTICIPATION versés en 2019 au titre de 2018 …

Chères et chers collègues,
Les chiffres sont officiellement tombés ce matin, et concernent les salariés des entreprises relevant de l’Accord d’Intéressement CREDIT MUTUEL / CIC signé le 21 juin 2018 (cf. liste des entreprises concernées en annexe de l’accord, Pixis N°9800055872).

INTERESSEMENT + PARTICIPATION

Intéressement : 12.4349%
Participation : 2,6272%
Total : 15.0621%
CALCULEZ VOTRE INTERESSEMENT/PARTICIPATION
ET COMPAREZ CE CHIFFRE A CEUX DES 2 ANNEES PRECEDENTES
A L’AIDE DE LA FEUILLE DE CALCUL QUE VOUS TROUVEREZ EN CLIQUANT ICI.

La date du versement du montant de votre Intéressement/Participation
est fixée au 30 avril 2019 au plus tard

ABONDEMENT

Montant de l’Abondement : 630,00€

en contrepartie d’un effort d’épargne de 210€

A RETENIR :
L’affectation d’une partie ou de la totalité de la participation ou de l’intéressement au titre de 2018 au PEG, sera considérée comme effort d’épargne.
Pour les salariés ne percevant pas de prime de participation et d’intéressement il suffira de faire un versement volontaire de 210,00 € d’ici la fin de l’année 2019 pour bénéficier de cet abondement (à la condition d’avoir à ce moment-là plus de 3 mois d’ancienneté).

NE LAISSEZ PAS PASSER L’OPPORTUNITE DE BENEFICIER DE CES 630€

Nous restons à votre disposition pour toutes vos questions.
N’hésitez pas !

la CFTC vous informe NAO 2018 CM-CIC Epilogue …

Chères et Chers adhérents(es),
Etre informé c’est mieux connaitre ses droits

POUR RAPPEL …

Le 2ème tour des Négociations Annuelles Obligatoires, portant notamment sur les mesures de revalorisation des salaires pour 2019, à eu lieu ce jour pour le périmètre des entreprises qui sont régies par la Convention Groupe CM-CIC.
Pour rappel, la Direction était restée campée lors du 1er tour des négociations sur les mesures suivantes : une Augmentation Générale au 1er janvier de +1,2%, une Mesure Plancher à 420€ brut annuel et une promesse d’un Abondement à 630€ en 2019.

Très insuffisant, compte tenu des attentes légitimes des salariés,
du niveau de l’inflation atteint en 2018 et prévu pour 2019
et des résultats du CREDIT MUTUEL !

Depuis, l’actualité sociale tourmentée de ces dernières semaines s’est invitée dans le débat …

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE S’EN MÊLE …

En effet, lors de son allocution télévisée faisant suite à la très forte mobilisation des « Gilets Jaunes », la plus haute instance de l’Etat Français a notamment demandé aux entreprises, « qui en ont les moyens… », de prévoir le versement d’une prime exceptionnelle en cette fin d’année !
Compte tenu du niveau de résultat prévisionnel, la CFTC n’avait aucun doute :

le Groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale (ne dites plus CM11 !)
avait les moyens d’envisager une telle prime !
 

ET VOILA LE RESULTAT DES NAO …

Après de longs larmoiements, la Direction du Groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale a consenti les mesures suivantes :

  • Augmentation Générale de +1,5% au 1er janvier 2019
  • Une mesure Plancher à 530€ bruts annuels
    (elle « booste » l’augmentation pour les salaires les plus bas)
  • Une promesse d’un Abondement à 630€ en 2019
    (pour un versement volontaire au PEG de 210€ avant le 31/12/2019)
  • Une Prime Exceptionnelle de 1.000€ versée en janvier à tous les salariés relevant de la Convention Groupe CM-CIC.

 

La CFTC reste à l‘écoute de vos éventuelles réactions ou questions
relatives à ces mesures.