Septembre 2020 : La lettre du mois

EN BREF

CSE

  • Résumé des CSE de l’été
  • Prochains CSE le 25 septembre et le 23 octobre

RESUME DES CSE DE L’ETE

Crise sanitaire

Show à l’américaine
Après avoir œuvré avec la Direction à la mise en place de la phase 3, qui a vu un retour des salariés en télétravail sur site, nous voilà à l’heure de la phase 4, avec le port du masque obligatoire et un retour timide du télétravail. Comme pour les phases précédentes, le CSE a fait des propositions d’amélioration du protocole présenté par la Direction, et là … patatras ! Gros coup de gueule de M RUBLE, nous accusant de remettre constamment en question le travail de la Direction. Et d’ajouter que le CSE n’est pas une instance de négociation, et n’est là que pour donner un avis favorable ou défavorable, dont la Direction n’a que faire de toute façon. Et puisque c’est comme ça, la Direction ne viendra plus en CSE, et ne sera représentée que par notre DRH. Sur ce, il quitte la séance au bout de 5mn.
Bref, du grand show, auquel nous n’avons rien compris.

Et à part ça ?
Pas grandchose de nouveau, sinon que conformément aux recommandations gouvernementales, le masque devient obligatoire dans l’ensemble de nos locaux.
Afin de faire face aux retours de vacances, mettant à mal la distanciation sociale, il faut gagner 30% de place dans nos bureaux et restaurants d’entreprises. C’est donc un retour timide du télétravail (1 à 2 jours par semaine), mis en place à contrecœur par la Direction. Il est prévu par rotation, mais uniquement au bon vouloir de la hiérarchie.

Pour la CFTC :

Nous nous insurgeons contre la dégradation du dialogue social et la sempiternelle caricature qui consiste à faire passer les représentants des salariés pour des irresponsables et des casseurs d’entreprise, alors que notre objectif est la sauvegarde des emplois, la santé des salariés et la bonne marche de l’entreprise. Même si notre approche n’est pas la même, nous devrions pouvoir nous retrouver sur ces buts communs à atteindre. Or il n’en est rien au vu de la réaction de nos dirigeants. Si nous devions claquer la porte des négociations à chaque fois que quelque chose nous déplait, nous ne serions pas souvent présents lors des séances de négociations. Cette politique de la chaise vide n’honore pas la Direction
Même si un certain nombre de préoccupations des salariés ont été prises en compte dans ces mesures, et malgré la bienveillance affichée par la Direction, nous ne pouvons cependant que regretter que certains métiers, pourtant éligibles au télétravail, comme le STU, ne puissent plus en bénéficier. Nous resterons très attentifs à la bonne application de ces mesures, en particulier à d’éventuelles « mauvaises interprétations » entre les différents niveaux hiérarchiques. N’hésitez pas à nous remonter les éventuels problèmes que vous pourriez rencontrer.

Plus de place en Flex office ? N’hésitez pas à squater un bureau individuel. Vous pourrez même quitter le masque.
Que des avantages donc

FLEX OFFICE, OU COMMENT JOUER AU JEU DES CHAISES MUSICALES AU TRAVAIL

Afin de gagner de la place et surtout quelques sous, nous nous orientons vers une utilisation « dynamique » des locaux. En clair, il n’y aura plus que 7 places pour 10 salariés, plus quelques places « alternatives » (espaces communautaire, de type ruches, agoras et autres cafétérias), en jouant sur les absences et sur le télétravail. Lorsque vous arriverez le matin, on vous attribuera donc un bureau, et s’il n’y a plus de place, vous irez travailler sur un strapontin, ou vous rentrerez chez vous.
Le côté positif, est que cette réduction des surfaces, devra s’appuyer sur le télétravail. Papy ne pourra donc plus faire de la résistance.
Techniquement, tout semble prévu, mais les impacts humains sont les grands absents de cette étude du groupe, et nous nous inquiétons du devenir de notions telles que l’esprit d’équipe et de culture d’entreprise.

Impacts sur les projets

  • 5 500 j/h de retard, attribués aux difficultés liées au télétravail et à l’organisation en shifts de 7h.
  • 50 000 j/h non réalisés par les prestataires absents pendant la période de confinement.
  • 3 000 j/h pour la réalisation des projets directement liés à la Covid19, couvrant les évolutions d’infrastructures et les adaptations de produits dans le cadre des mesures d’accompagnement de nos clients.

Opportuniste, notre Direction en profite pour remettre en question le télétravail. On reprocherait presque à nos salariés de ne pas avoir produit 7h48 de travail en 7h par jour. Merci pour eux.
Ces impacts devraient se diluer sur l’année, par rapport au plan initial, avec l’apport des nouveaux embauchés.

Campagne de dépistage

Cette campagne mise en place par le groupe, se base sur le volontariat et sur l’anonymat des salariés. Les tests se feront en dehors du temps de travail. Il sera toutefois possible de s’absenter pendant les plages fixes, en accord avec la hiérarchie, mais, bienentendu, en temps de travail non effectif. Même si le volontariat est mis en avant, notre direction parle d’obligation « morale ». Et gare aux récalcitrants ?
Nous ne pouvons que vous inciter à participer à ce dépistage, afin de protéger vos collègues et vos proches.

Autres Informations

Cession d’EIT à Bouygues Telecom

Cette cession à horizon octobre 2020, s’accompagnera d’un partenariat de distribution exclusive dans le réseau du groupe pour au moins 10 ans. Elle nous est présentée comme une excellente opération financière et technique, avec la perspective de vendre un vaste service téléphonique de qualité, dans un contexte d’arrivée de la 5G.
Du côté humain, les salariés EIT rejoindront Bouygues Télécom. Les salariés EI travaillant pour EIT seront, quant à eux, réaffectés prioritairement sur d’autres missions, afin de bénéficier au mieux de leurs compétences.

Enquête sur « la lutte contre les discriminations »

71% de participation à EI. Globalement les salariés reconnaissent l’absence de discrimination au sein de l’entreprise. Quelques bémols sur le parcours professionnel, l’embauche, l’accompagnement de l’entreprise en cas de discrimination et dans la connaissance des procédures d’alerte. Bref, il reste encore du boulot, notamment au niveau de la communication.

Accord groupe sur la gestion des emplois et des parcours professionnels

L’accord insiste sur la bonne tenue des entretiens professionnels. L’alternance et le tutorat ont également été mis en avant, ainsi que la mobilité professionnelle (avec le flex office, nous ne sommes pas prêts de poser nos fesses sur un siège).
Pour les fins de carrière, l’accord prévoit la mise en place d’une retraite progressive, et d’une notion de mécénat de compétence, sous forme de mise à disposition d’une organisation caritative (choisie par la direction).
Comme quoi, les choses avancent.

Petites économies

  • Suppression de la navette Gare à Strasbourg : Suite à l’ouverture d’une nouvelle ligne de bus, le groupe a décidé unilatéralement de supprimer la navette gare, laissant sur le carreau 65 salariés EI, qui n’ont plus qu’à prendre un abonnement supplémentaire. Du coup les demandes de navette sur les autres sites ont été refusées.
  • Suppression de la prime panier à Nantes : Contrairement aux engagements pris, la prime panier a été supprimée en dernière minute pour les salariés d’Hélios, ne bénéficiant pas d’un RIE, et ne souhaitant pas utiliser les panierrepas. C’est d’autant plus surprenant, que les salariés de l’Eraudière en bénéficient dans des conditions équivalentes. Triple peine : Eloignement de la gare, plus de RIE, pas de prime panier.

Projets immobiliers

  • Jeu de chaises musicales à Strasbourg : Vague de déménagements d’août à janvier vers le Schutz 18 et 20, afin de libérer les bâtiments LAWN, FUTURA MENDES et FUTURA GLACIERE (2ème étage). Ces implantations sont toutefois provisoires et seront revues lors de l’emménagement Wacken 3 fin 2023.
  • Nouveaux aménagements à Villeneuve d’Ascq (bâtiment « Les Terrasses ») et Nantes (Champ de Mars). Ces aménagements se feront en open space sur les mêmes standards que Wacken2, qui sera également le modèle de nos futurs bâtiments.

Activités sociales et culturelles du CSE

Comptes du CSE 2019

Confirmation du déficit important des comptes du CSE en 2019 : Activités Sociales et Culturelles -402 040,75 €, Attributions Economiques et Professionnelles (budget de fonctionnement) +86 601,77 €. Avec ces 315 438,98 € de déficit global, les réserves continuent à fondre comme neige au soleil, pour terminer l’année à 841 177,19 €. En dépassement de 31% par rapport au budget, le déficit des ASC semble principalement lié à la non maîtrise des subventions vacances et à une augmentation de la dotation au CIE. Avec le report de certaines charges sur 2020 et la crise sanitaire ayant entrainé des annulations à la charge du CSE, la situation ne devrait pas s’améliorer.

Trésorerie 2020

Avec le gel des activités en début d’année, à ce jour les antennes locales n’ont pu réaliser que 16% de leur budget, et ne pourront donc certainement pas le réaliser d’ici la fin d’année. Afin de ne pas léser les salariés, les excédents seront reportés sur l’année prochaine.

Mise en place de CSE Interentreprises (CASCIE).

L’étude s’est poursuivie cet été, et le groupe de travail a finalement pu valider une proposition de convention, qui a été transmise à la Direction du groupe, avec une estimation des moyens de fonctionnement des 6 premières antennes locales APIE. Il va maintenant falloir rapidement discuter le bout de gras avec la Direction, et ce n’est pas gagné.
De l’allocation de ces moyens dépendra la viabilité du projet, et notre adhésion ou pas à la nouvelle structure.

CASCIE bis

La sortie du CASCIE a été abordée par la commission œuvres sociales, qui émis une recommandation à ne pas le faire. Nous voilà rassurés.

Appartements du CSE

Les locations ont été relancées, avec un service de ménage prévu le lundi matin. Les plannings commencent à se remplir. Un état des lieux a été fait dans chaque logement et des box internet installés. De nouvelles règles de location vont être mises en place, comme l’établissement d’une fiche des occupants, avant la remise des clefs.

En vrac

Big brother is watching you

Même si notre Direction s’en défend, il semble parfaitement possible de récupérer les logs Skype. Il a notamment été demandé aux participants d’une formation par Skype, de justifier de leur temps de connexion différents d’un participant à l’autre. De plus, une offre de stage sur le sujet est ouverte sur le site d’EI : STAGE DE FIN D’ETUDE DÉPLOYER UNE SOLUTION D’ENREGISTREMENT DES CONVERSATIONS SKYPE (H/F), avec comme but l’étude d’une solution sécurisée d’enregistrement des conversations et conférences Skype.
Pris la main dans le sac ?

Télétravail :

Même si une dose de télétravail a été remise en place dans le contexte exceptionnel de la crise, notre Direction insiste sur le fait, qu’il n’est pas la norme, et qu’il faudra toujours attendre les négociations groupe, avant de la mettre en place dans nos structures. En tous cas, au niveau technique, on nous confirme que cela fonctionne très bien et que le profil de poste de travail nécessaire est bien identifié.

Quelques chiffres

  • Au 30 juin, nous étions 3 606 salariés (2 737 EID, 834 EIP, 35 EI), soit 148 entrées et 42 sorties depuis le 1er janvier
  • 255 offres de poste accessibles sous JOBS, de quoi trouver votre bonheur de mobilité.